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La Bretagne Sa langue, sa musique, En photo et toponymie Pays de Rance, Lanvallay et ses origines, D'AUCALEUC à la VILLE RUE, BOBITAL
 
Yves CASTEL :
Guide conférencier CNMHS

Vous habitez Dinan ou sa région et vous voulez connaître l'origine du nom de votre commune.

La toponymie est la recherche de la signification et de  l'origine des noms de lieux ainsi que de l'étude de la transformation de ces noms. Cette recherche concerne les  lieux habités: villes, villages, hameaux et lieux-dits, mais aussi les noms des champs, des parcelles, des montagnes (oronymes) et des rivières (hydronymes). Ces recherches nous permettent de découvrir les traces de diverses populations qui ont occupé notre pays depuis plus de 2000 ans.
Dans notre Pays de Rance, neuf langues furent parlées. Ces langues sont : Gaulois-Latin-Breton-Norois-Franc-Norois-Roman-Francien-Gallo-Français.
Toutes ces informations proviennent du très intéréssant "Journal d'information du District de Dinan - District INFOS", ou du non moins intéréssant journal de Dinan, "LE PETIT BLEU".
 
AUCALEUC
Cette ancienne paroisse de l'évêché de Dol se nommait OSCALOC en 1184. Nom d'origine bretonne issu du vieux breton OSCAL + suffixe OC, OSCALOC, se traduit par (la) CHARDONNERAIS, c'est à dire là où poussent les chardons. En Gallo, ce même mot se dit OCALEU, c'est à dire (la) CHEDRONNA, là où poussent les CHEDRONS.


BOBITAL
Ancienne paroisse de l'évêché de Dol, elle se nommait déjà Bobital en 1249. Ce nom vient du vieux breton BOT ou BOD qui signifie "demeure", "résidence", "habitation". A ce préfixe BOB ou BOT est associé le nom du propriétaire IUDUAL. IUDUAL, nom vieux breton, se traduit par "prince valeureux" (IUD = prince, UAL = valeur).

BRUSVILY
Cette ancienne paroisse de l'évêché de Saint Malô se nommait BLUSWELI en 1156. Nom breton, il associe  des mots vieux bretons: 'BLEIZ ou BLUS qui signifie 'loup' et 'GUELI', famille, clan d'où sans doute pour BRUSVILY, le 'Clan du loup'.

CALORGUEN
Ancienne paroisse de l'évêché de Saint Malô, CALORGUEN se nommait CARORGUEN en 1182. La combinaison de 2 mots 'AOUR = or' et 'KEN = beau' ou 'GWEN = blanc, brillant' donne un nom de famille 'AOUR KENT' ou 'AOUR GWEN' (IXème) signifiant 'OR BEAU' ou 'OR BRILLANT'. Ce nom de famille associé au mot vieux breton 'CAER = forteresse" (qui se transfera en breton moderne en KER signifiant 'village') donne alors, traduit en français, "le Village (de la famille) DORBRIAND".

DINAN (photos)
Ce nom fait partie du grand ensemble des noms de lieux d'origine gauloise. "DUN ou DIN", contraction du gaulois "DUNOS" désigne une colline consavrée à un Dieu ou à une Déesse. Puis "DUNOS" prendra le sens de colline fortifiée ou "OPPIDUM". Enfin, "DUNOS" latinisé en "DUNUS" ou "DUNUM" aura le sens de "Cité sur la colline". Cependant, quelles que soient les modifications linguistiques, "DUNOS" fera toujours référence à un lieu élevé.
Notre DINAN sur RANCE est formé de 2 syllabes: "DIN" et "AN". Cette dernière syllabe est le diminutif du nom dela déesse ANNA, déesse celtique, mère des Dieux, protectrice des vivants, des morts et des lieux humides.
En effet, à DINAN, avant le XIIIème siècle, les marais ne manquaient pas. Nous citerons par exemple: les prairies de l'Hôpital (sous le viaduc), les prairies marécageuses de la Courbure, le MARCHIX, la place DUCLOS, les ROUAIRIES, et la GARE.
D'autres observations renforcent l'hypothèse de l'origine du nom de DINAN comme l'association de "DIN" et "ANNA". En effet, nous retrouvons des toponymes concordants, notamment ceux qui situent les 4 entrées de la ville au moyen âge: 
à l'EST, à LANVALLAY, chapelle SAINTE ANNE du Tertre à ma Perche (à l'emplacement actuel de l'église).
au SUD, à LANVALLAY, rue ANNE (après le vieux pont de Léhon)
à l'OUEST, à QUEVERT, chapelle SAINTE ANNE du ROCHER.
au NORD, à TADEN: lieu-dit "Le SAUT à l'ANE", qui renvoie au "SAUT de la CANE", oiseau symbole de ANNA (et non le 'SAUT à l'ANE' !)
La référence à ANNA se retrouve encore dans d'autres toponymes. Le vieux château de DINAN, celui de la tapisserie de BAYEUX, se nommait "CASTELLUM GANNA" ou "DANNA". Il en est de même pour "DENNA", ruisseau coulant dans DINAN et se jetant dans la RANCE par le VAL COCHEREL

LEHON
Cette paroisse de l'ancien évêché de SAINT MALÖ se nommait LEONENSIS au IXème siècle, puis LEHONENSIS au Xème. Ce nom d'origine latine vient de "LEGIO, LEGIONIS". Il désignait une troupe d'environ 5000 légionnaires romains dont le camp se situait sur le plateau, à l'ouest du bourg. Sur la voie CONDATE*-CORSEUL (n'existant plus aujourd'hui), se trouvait un poste de défense avancé qui gardait le gué sur la RANCE (emplacement du château).
*CONDATE est le nom gallo-romain de RENNES.

LANVALLAY
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL dépendait à l'origine de la paroisse mère de PLEUDIHEN. Au XIIème siècle, elle se nommait "LANVALEI", puis "LANVALAY" avec un seul "L". Ce n'est qu'au XVIIème siècle qu'apparait le second "L". Mais les 2 orthographes se trouvent jusqu'au début du XXème siècle. Ce nom d'origine bretonne est formé du nom vieux breton "LANN" qui signifie "ermitage*" et du nom de personne "BACHLA" ou "BALAO", saint moine du Vème siècle. "LANN BALAO" deviendra "LANN VALAY" par évolution du language courant avec notamment la transformation des prononciations des "B" en "V" derrière une consonne, transformation caractéristique de la langue bretonne. Le nom de ce moine a permis d'autres toponymes:                              Voir aussi CHAMPS-GALLAIS
                  PLOUBALAY: paroisse de BALAO
                  SAINT-VALAY: lieu accueillant une chapelle en TADEN
                  TREVALAY (anciennement "TREF BALAY"): Trève de BALAO en FREHEL.
* Ermitage: lieu de vie retiré d'un religieux

LE HINGLE
Cette enclave de l'ancien évêché de DOL se situait à l'intérieur de l'ancien évêché de SAINT MALÖ. Ce nom d'origine bretonne est formé de 2 mots: "HEN" qui signifie "Vieux", "Ancien" (prononcé "HIN" en gallo), et "KLEZ" pluriel "KLESIO", signifiant "Talus", "Fossés". Au XIVème siècle, ce nom devient "HINGLEYO". Sans soute désigne-t-il d'anciens talus gaulois ou gallo-romains caractérisant cette commune.

PLELAN LE PETIT
Le nom de Plélan est mentionné pour la première fois dans des "comptes" établis vers 1330. A cette date, son église était sans doute un prieuré-cure de l'abbaye de Beaulieu, statut qui sera le sien jusqu'à la Révolution. Comme d'autres paroisses en Bretagne, le nom de Plélan dérive probablement des appellations "ploe"(paroisse en vieux breton) et "lann" (ermitage en vieux breton). Ce serait aussi le cas de Ploelan
(devenu Guiclan) et Poullan (Finistère) ainsi que Plélauff (Côtes d'Armor). Sous l'ancien régime la paroisse de Plélan était rattachée au diocèse de St-Malo. Elle avait pour succursale (c'est le terme employé!) la paroisse de St-Michel de Plélan. Plélan-le-Petit fut érigé en commune en 1790. On peut penser que le terme "petit" fut inclus dans le nom de la commune pour faire distinction avec Plélan le Grand. Toutefois, le même ouvrage mentionne l'existence du nom Plélan-le-Petit au XVème siècle. On notera qu'à l'époque de sa création, la commune fut instituée en grande partie aux dépens du territoire de la commune de Corseul.
Source : le dictionnaire des Communes - Bertrand TANGUY - 1992

PLEUDIHEN-SUR-RANCE
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL se nommait dès le XIIIème siècle "PLUDIHEN". Ce nom vient du vieux breton "PLOE" signifiant "Territoire du clan" et "DIHEN" vient de "GUIHEN" qui le nom d'un moîne Dolois du Vème siècle.
"RANCE" est le nom du fleuve qui prend sa source sur la commune de Collinée dans les monts du Méné, et qui borde la commune. Il est formé à partir de la racine indo-européenne "RENC" qui signifie "Bruit" d'où "La Bruyante". Ce fleuve était dénommé ainsi en raison de la différence des niveaux entre son cours et la mer située plus bas.

QUEVERT
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL se nommait dèjà QUEVERT à la fin du XII ème siècle. Le "T" final est un ajout non éthymologique.
Nom d'origine celtique, il est formé du vieux breton "CEMER" que l'on retrouve en moyen breton et en cornique (Cornouaille anglaise), sous la forme de "KEVER". Dans toutes ces langues, ce mot désigne une terre labourée en commun par les serfs d'un même seigneur. En breton moderne, et en gallois, il prend le sens d' "ARPENT" (ancienne mesure agraire).

SAINT CARNE
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL se nommait "SEINT KARNAY" au XIIème siècle, "KARNAY" étant le nom d'un saint pour lequel nous retrouvons 2 origines toponymiques possibles:
CARNAE, signifiant "Amas de pierre".
CAER ( KER ), signifiant "Village" et "NAY" (mutation de HAY) désignant en français et moyen breton une "Forêt de baliveaux et de ronces".
Dans les 2 cas, l'origine du nom de "SAINT CARNE" renvoie à des systèmes naturels de défense.

SAINT HELEN
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL se nommait "PAROCHIA SANCTUS ELENI" au XIIIème siècle, "ELENI" étant le nom d'un saint aussi nommé "ELAN" , "ELEN", ou "HELAN". Ce saint est à l'origine de noms de plusieurs autres paroisses bretonnes: PLESLIN (22), LANHELIN (35), mais aussi d'une paroisse du Pays de Galle (GB), LLANHELEN.

SAINT SAMSON
Saint Samson est le nom d'une longère, datée de 1769, située à 7 km au sud du bourg. Cette distance de l'église paroissiale, la traversée des bois et la population présente, avaient rendu obligatoire la fondation d'une chapelle dédiée à Saint-Samson, fondateur et premier évêque de Dol au VIème siècle, Dol dont la paroisse de Saint-Méloir est une enclave dans l'évêché de St Malo. SAMSON, en breton SAMZUN, vient de l'hébreu SEMES qui signifie soleil. A noter que le nom MELOIR, en breton MELAR-MELER, est issu du vieux breton MAGLORIX; britonnique MAGLO (idem en gaulois) signifiant prince; RIX signifiant pour sa part roi. Ce MAGLOROS gaulois a donné MAGLOIRE, nom du second évêque de Dol.

SAINT SAMSON SUR RANCE
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL se nommait vers 1330 "PAROCHIA SANCTI SANSONIS JUSTA LEVITUM", termes latins qui signifient :"PAROISSE SAINT SAMSON JOUXTE (près de, proche de) LIVET".
Cette paroisse doit son nom à "SAMSON", saint fondateur du prieuré de DOL au VIème siècle. La légende dit que SAMSON est né au Pays de Galles (GB) et a traversé la Manche avec ses compagnons dans une barque en pierre. "SAMSON" est un nom de baptème qui vient de l'Hébreu "SHIMSHON", diminutif de "SHEMESH", signifiant "SOLEIL".

SAINT SOLEN
Cette paroisse de l'ancien évêché de DOL fait partie, depuis le 1er janvier 1973 de la commune de LANVALLAY en tant que commune associée.
A la fin du XIVème siècle, elle se nommait "SANCTUS SOLEMPNIS". Elle doit son nom à un obscur ermite breton établi dans la forêt de COËTQUEN. "SOL3, "SUL" ou "SOLIS" désigne le soleil. Ce nom deviendra "SOLAIN" au XVème siècle (nom d'un évêque de Chartres), puis "SOLEN" en mars 1879.

TADEN
Cette paroisse de l'ancien évêché de SAINT MALÔ se nommait "ECCLESIA SANCTI PETRI DE TADDUEM". L'origine du nom de TADEN renvoie à "TAT" en vieux breton ou à "TATO" en gaulois qui signifie "père" et à "HEN" se traduisant en vieux breton par "ancien, vieux".

TERTRE-REAULT ou TRETRO (Le)
Manoir daté de 1588. TERTRE (XIème siècle) évoque une petite éminence, une petite colline au sommet applati. Le latin populaire TERMES, TERMITIS signifie borne limite.
REAULT est le nom familier du latin REGALIS qui veut dire digne d'un roi; la racine indoeuropééene REG signifie diriger en ligne droite.
Uen autre explication passe par le breton TERC'H, pluriel de TOURC'h, signifiant verrat, cochon mâle, et TRO = tour, virage, tournant. "Est-ce un tour de cochon ?" (sic Y. CASTEL)

TRELIVAN
Cette paroisse de l'ancien évêché de SAINT MALÔ se nommait déjà TRELIVAN en 1182. Ce nom est formé du vieux breton "TREB" signifiant "village, succursale de paroisse" et du nom du saint "LEVAN", un personnage que l'on trouve en "CORNWALL (Cornouailles en GB).

TRESSAINT
Cette paroisse de l'ancien diocèse de DOL se nommait "TRESENT" en 1184. Ce nom d'origine bretonne est formé de "TREB" sui signifie "village", et de "SENT" qui signifie "SAINT". C'est aussi le nom de l'un des sept frères bretons qui partirent évangéliser la Champagne au temps de CLOVIS (fin Vème, début VIème siècle). TRESSAINT devient une commune en 1790. Elle est rattachée à LEHON en 1803 puis à LANVALLAY en 1807. Elle retrouve son autonomie en 1828 pour être de nouveau rattachée à LANVALLAY le 1er Janvier 1973.

TREVRON
Cette paroisse de l'ancien diocèse de DOL se nommait en l'an mil "ECCLESIA SANCTI LAURENTI DE TREVRON". Devenue commune en 1790, elle est rattachée au HINGLE en 1792. Elle retrouve néammoins son autonomie en 1847. Son nom est formé de "TREB" signifiant village et du nom d'un homme "MERON", nom de l'intendant, gestionnaire des biens d'une communauté.

TRIGAVOU
Trigavou est une paroisse de l'ancien évéché de SAINT MALO. Elle se nomme au XIIème siècle : ECCLESIA BEATAE BRIGIDDAE de TRIGAVOU. A cette époque, elle dépend du prieuré SAINT MAGLOIRE de LEHON. Son nom vient du vieux breton TREB = Village et CAFFO, nom d'un sujet d'origine galloise, patron en ce pays de la paroisse de LLANGAFFO.

VAU BESNARD (le)
Le pluriel VAL (XIème siècle) vient du latin VALLUM, VALLIS = VAL. Le manoir daté de 1557 est dit "La maison es VLIN". BESNARD est une forme orthographique du nom de famille BERNARD, devenu nom de baptème par Sainat Bernard (1090-1153), fondateur du monastère cistercienne de CITEAUX.
Le nom d'origine germanique BERN - Ber signifie ours; Hard entend dur, fort.

LA VICOMTE SUR RANCE
Nommée en 1461 "La VICOMTE DE LA BELLIERE", cette ancienne Trêve de PLEUDIHEN dans l'ancien évêché de DOL, devint une commune en 1877.
Son nom vient du titre seigneurial possédé par les "RAGUENEL", branche cadette des Comtes de DINAN. Il est formé de "VI" ou de "VICE", provenant du latin "VICARIUS", qui renvoie à "Lieutenant", "Remplaçant" ou "Suppléant" et de "COMPTE", du latin "COMES" ou "COMITIS", compagnon de marche qui accompagne son supérieru, Roi ou Empereur.

VILDE GUINGALAN
Cet ancien prieuré-cure de l'abbaye de Beaulieu dépendait de l'ancien évêché de st MALÔ. Il se nommait "GUENGALAN" en 1182. Ce nom était celui du Seigneur du lieu. Il est issu du vieux breton "WIN" (en moyen breton "GWEN") signifiant "Blanc", "Béni" ou "Sacré" . . . et du vieux breton "CALON" signifiant "Coeur". Lui fût associé vers 1330 "VILLA DEI", en français "VILLE DIEU", et en gallo "VILDE". Ce nom désigne une fondation templière, comme "VILDE-GOUELO" en QUEVERT.

VILLE AUFFRET (La)
VILLE (XIIème siècle) a ici le sens de village; du bas latin VILLAE ou domaine agricole habité, AUFFRET est le nom de la famille d'origine germanique ADAL = noble; FRID = paix.

VILLE BAGOT (La)
BAGOT est un npm de famille d'origine germanique BAGBAGAN qui signifie combattre (sens disputé). Forme graphique de BAGOU, pluriel de BAG, c'est à dire bateau.

VILLE ES BRET(S) (La)
A partir du XIIème siècle, c'est le nom que donne la population gallèse de langue Romane, aux habitants d'un village où l'on parle breton.
Les romains nommérent BRITUS les habitants de lîle d'ALBION BRITTANI, du celtic BRITO = peint.

VILLE RUE (La)
Quatre hypothèses sont envisageables;, le nom peut être issu du vieux franc RU (XIIIème siècle) qui signifie ruisseau; ou bien du latin RIVUS qui entend petit cours d'eau; ou encore du breton RU ) rouge; ou enfin du bas latin RUGA que l'on traduit par chemin, rue..
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Dernière mise à jour le 27 juin 2004
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